(In) formons les Bataillons

Alors qu'a été trouvé, grâce à l’Oraltitude, le moyen pour les enseignants de se faire entendre dans leur classe, que de très nombreux professeurs, inspecteurs, médecins, conseils des Recteurs ou ORL,artistes connus, témoignent de l’importance et de l’urgence de ce qui est en jeu, nous n’avons pas encore trouvé le moyen d’être à nouveau écouté par les responsables politiques. Pas faute de donner de la voix mais plutôt à cause d’une certaine surdité en haut lieux. Pour en venir à bout nous proposons à chaque structure (école, collège, lycée, école de théâtre, de chant, de danse ou de musique) qui le demandera d’animer gratuitement une conférence sur les découvertes qui ont été faites. Il suffit d’en faire la demande à contact@oraltitude.fr

" Projet Oraltitude "

Ouverture d'un cycle de conférences et de formation

" La Face cachée de la Voix "


En 1996, certaines découvertes sur le fonctionnement de la voix humaine conduisirent à l’élaboration d’une technique novatrice d’optimalisation vocale déclenchant, sur celui qui parle et sur son auditoire, des effets si spectaculaires tant par leur rapidité à advenir que par la puissance de leur impact, que l’auteur de ces découvertes, pourtant simple professeur de mathématique et de physique de collège (serviteur), eut l’honneur d’être détaché au Ministère de la Recherche. Ceci afin d’y être chargé, au plan national, d'une mission dont le but était d’explorer toutes les pistes susceptibles d’ouvrir au plus grand nombre de personnes possible l’accès aux bénéfices apportés par ces avancées. Cette procédure de détachement, plutôt inhabituelle pour un non universitaire, s’expliquait par la portée sans précèdent des retombées que les travaux en question avaient permis de mettre en lumière, notamment concernant la relation de l’enseignant avec sa classe. Ce qui a été mis à jour apporte en effet des éclairages inédits sur plusieurs interrogations passionnantes, allant même jusqu’à fournir des réponses à des questions que l’intuition n’était pas en mesure de formuler en amont.

Tout questionnement au sujet d’un phénomène appartenant au genre de celui que nous allons tenter de décrire, génère en fait deux sortes d’interrogations : l’une reliée à la cause, l’autre aux conséquences. La première qui se situe en amont des effets observés relève donc du « pourquoi ça marche ? » ou plus précisément du « par quoi » ça marche. Elle attend donc une réponse explicative sur la nature du principe agissant.

L’autre interrogation, situé en aval, trouve quand elle sa place dans le « pourquoi faire ? » qui s’entend bien sûr par « pour en faire quoi ? ». Elle demande donc un éclairage qui traite des conséquences du phénomène décrit dans les périmètres d’impacts concernés et indique les applications possibles de ce qui a été constaté. La réponse attendue est donc cette fois-ci de l’ordre du : voici pourquoi (et pour quoi) c’est utile.

Concernant le premier aspect de la question disons, pour faire court, qu’il semblerait que nous ayons, d’une part, découvert dans le cerveau humain l’existence d’un savoir vocal insu (donc inconscient) en sommeil (savoir très ancien, voir pré-babélien) et que nous ayons, par ailleurs, mis au point la clé harmonique (le sésame sonore si on veut) qui permet rapidement de le réactiver. Ceci par l’intermédiaire de certains groupes de neurones miroirs.

Ce qui a été mis à jour semble relever des phénomènes émergents. De même que la conscience est apparue à partir d’un certain degré de complexité de connexions neuronales et que quelque chose que l’on pourrait définir comme faisant émotionnellement et spirituellement sens puisse surgir de manière immanente à partir d’un certain seuil d’organisation de la structure constituante d’un son ou d’un ensemble de sons (ce qui est le propre de l’art de la musique), un phénomène du même genre est susceptible d’advenir et de se stabiliser dans la parole humaine. A la condition toutefois - condition nécessaire et suffisante pour que l’effet de seuil dont nous parlons puisse se produire - de savoir faire éclore, au sein de la structure de sa voix, un ordre spécifique dans la distribution des diverses harmoniques qui la composent (et qui, selon le judicieux terme de Roland Barthes, en constituent le grain).

Si cette condition est remplie et la méthode d’optimalisation vocale mise au point à la suite des travaux évoqués plus haut, permet qu’elle le soit, les effets sur l’orateur et sur son public remarquables, comme il a été dit et comme on va le voir à beaucoup de points de vue, sont générés par le fait que le procédé d’acquisition vocale permet alors (mais cela nous ne le comprîmes que plus tard), de faire advenir, au sein de n’importe qu’elle voix, une dimension relevant du symbolique. Point fondamental sur lequel nous devons déjà, pour la clarté de cette présentation, dire déjà ici quelques mots.

Le symbolique « … renvoie à autre chose de plus grand, de plus haut qui réunit ce qui est séparé : l’ordre structurant qui nous précède, nous excède et nous succède... », nous dit Régis Debray. Il est en effet ce qui nous dépasse, nous relie et qui de tout temps fait sens. Il n’est donc pas étonnant qu’il produise des phénomènes singuliers quand il advient dans la voix. Mais que signifie au juste la présence du symbolique dans le son ?

Pour y voir plus clair rendons nous à une soirée magique (elles ne le sont pas toutes) à l’opéra et prenons un crayon pour faire une addition inhabituelle : celle des années d’efforts humains (et parfois surhumains) qu’il a fallu pour que ce moment puisse avoir lieu. Pour être sur scène, un chanteur lyrique, qui sait très bien qu’il faudrait être fou pour mal chanter, consacre de nombreuses années de sa vie à parfaire sa technique vocale. Puis il nous faut aligner les heures passées par le compositeur pour créer cet opéra (d’abord au cours des longues études qui ont été nécessaires pour maîtriser l’écriture musicale, ensuite pour composer le livret et la partition de l’œuvre proprement dite), temps auquel s’ajoute celui qu’a dû consentir le chef qui est ce soir-là à la baguette, pour acquérir la maîtrise de la direction d’orchestre ; orchestre composé de musiciens ayant passé eux-mêmes des années penchés sur leur instrument pour apprendre à en jouer, instruments qui ont quand à eux, nécessité en amont un effort soutenu de conception et d’exécution, de la part de leurs inventeurs, puis des luthiers qui les ont fabriqués. Montagnes d’années de concentration et de transpiration auxquelles il nous faut encore ajouter, pour être complet, celles passées par l’architecte acousticien qui a construit ce théâtre avec, pour impératif premier, la qualité de transmission et d’écoute des sons qui y seront émis. Si on veut bien faire le total de cette conjonction d’efforts qui a permis à cette soirée d’avoir lieu, on se rend évidemment compte que pour qu’une telle somme d’énergie et de temps soit consentie sur tant d’années par tant de personnes, c’est qu’il doit forcément s’agir d’une cérémonie très particulière. Et elle l’est en effet, puisqu’il s’agit de verser dans la coupe des hommes quelques gouttes du breuvage des dieux. Si l’on analysait ce précieux liquide, on découvrirait que sa structure moléculaire intime est celle du symbolique. On comprend donc que la possibilité de parvenir à reproduire dans sa voix l’écho d’une signature harmonique telle que celle qui vient d’être évoquée puisse produire des effets inédits qu’il est maintenant temps de décrire.

Roger Fabien Amoretti

Fabien Amoretti

Professeur de mathématique et artiste lyrique
Ancien responsable des ateliers voix à l'I.U.F.M. de Paris
Ancien chargé de mission sur la voix au Ministère de la Recherche
Lire son CV

Sals'opera et autres

CD SAls opera

Emission chez Y. Calvi

Projet pour l'Ecole

Extraits de son livre

Devenir partenaire

Rapport au ministre